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« Confirmation à St-Pie X »

Historique

Jusqu’en 2012, les enfants qui professaient leur foi après 2 ans de KT, en fin de 6ème primaire, étaient invités à continuer à cheminer pour recevoir le sacrement de confirmation. Ils proclamaient leur foi en mai, et ceux qui s’engageaient à participer à une catéchèse sur l’Esprit Saint étaient confirmés en novembre de l’année suivante c.à.d. en début de 2ème année secondaire. Certains jeunes s’arrêtaient en chemin parfois un mois avant la célébration.

L’année 2012-2013 fut une année charnière, nous avons inversé les étapes. Le 5 mai 2013, 26 jeunes ont accueilli le sacrement de confirmation. Certains d'entre eux avaient professé leur foi l’année précédente. Nous avons donc adapté les cheminements. Certaines rencontres et la retraite étaient communes.


Changements effectués

Nous avons mené dans la paroisse une réflexion de fond sur la catéchèse de profession de foi et de confirmation.

1. La confirmation

La confirmation est un sacrement, c'est-à-dire un don de Dieu qu'on reçoit gratuitement. Il est donc important que tous puissent la recevoir. De plus, la confirmation fait partie de ce qu’on appelle les "sacrements de l'initiation" : baptême-confirmation-eucharistie, c'est-à-dire ceux qui initient à la foi et à la vie chrétiennes. Initier signifie faire entrer dans un chemin. La confirmation fait ainsi partie des éléments indispensables pour commencer le chemin chrétien. Autrement dit, elle n'est pas "facultative", non qu'elle soit obligatoire, mais elle n'est pas une annexe, un "plus" pour chrétiens soi-disant plus « avancés » ou plus « motivés ». La confirmation ne se conquiert pas plus que le baptême, elle se reçoit [1].

confirmation_voilier_ptPour prendre une image, relativement connue, on pourrait dire que le chrétien est construit, "créé" comme un voilier qui possède tout ce qu'il faut pour naviguer. Au baptême il est en quelque sorte "jeté à l'eau" - comme les navires sont d'ailleurs "baptisés" à leur mise à flot. Pour avancer, la première chose dont il a besoin est évidemment de vent : la confirmation célèbre cet engagement du chrétien à ouvrir la "voile" de sa vie au vent de l'Esprit Saint en accueillant le Souffle d'Amour de Dieu. L'Esprit aurait beau souffler, celui qui ne veut pas se laisser pousser par lui dans la direction qu'il propose peut très bien fermer sa porte à cette voix. Une fois en route, il manque encore quelque chose pour pouvoir tenir la route : de la nourriture ! Cette nourriture est, pour le chrétien, le Pain de la Parole de Dieu et le Pain de Vie, qu'il trouve tous deux à l'eucharistie et qu'il doit régulièrement renouveler, tout au long de sa vie.
Cette explication n'est qu'une image mais a l'avantage de faire comprendre la logique de l'initiation chrétienne : les trois sacrements qui "font" le chrétien sont, dans l'ordre, le baptême, la confirmation et l'eucharistie. Les deux premiers sont donnés une seule fois (la confirmation étant d'ailleurs un élément du baptême - l'eau et le vent "portent" celui qui est "baptisé dans l'eau et l'Esprit"), alors que l'eucharistie est un sacrement réitérable, qu'on a besoin de renouveler fréquemment. Ils sont des dons - des "grâces", des "cadeaux gratuits" - qu'on accueille. Le chrétien est appelé à faire de sa vie une "action de grâce", une offrande à Dieu et au monde - un don de soi.

Cette explication n'est qu'une image mais a l'avantage de faire comprendre la logique de l'initiation chrétienne : les trois sacrements qui "font" le chrétien sont, dans l'ordre, le baptême, la confirmation et l'eucharistie. Les deux premiers sont donnés une seule fois (la confirmation étant d'ailleurs un élément du baptême - l'eau et le vent "portent" celui qui est "baptisé dans l'eau et l'Esprit"), alors que l'eucharistie est un sacrement réitérable, qu'on a besoin de renouveler fréquemment. Ils sont des dons - des "grâces", des "cadeaux gratuits" - qu'on accueille. Le chrétien est appelé à faire de sa vie une "action de grâce", une offrande à Dieu et au monde - un don de soi.

Cette réflexion — menée parallèlement par bien d’autres personnes dans l’Église aujourd’hui — nous amène aujourd’hui à proposer de célébrer dans notre paroisse la confirmation en 6ème primaire, ainsi que de postposer par contre la profession de foi.

L’idée principale est que les enfants pourront accueillir l’Esprit Saint, alors que, plus tard, quand ils se sentiront prêts, ils pourront professer leur foi plus consciemment.

La préparation à la confirmation ne diffère pas énormément de la préparation à la profession de foi. La seconde année de catéchisme de profession de foi était basée sur l'approche des dimensions qui font de nous des chrétiens : vivre-croire-célébrer. Nous avons gardé cette base, qui n'est pas propre à la seule profession de foi et l'avons retravaillée sous le regard de l'Esprit Saint. Pour chaque thème, nous découvrons avec les jeunes où « se cache » l’Esprit Saint, comme les confirmands précédemment.

Concrètement, la préparation se termine comme d’habitude par une retraite pour découvrir les rites de la confirmation.

La profession de foi, qui est d’ailleurs un des éléments constitutifs du rituel de la célébration de la confirmation, y a donc toujours une place. Elle n'est pas exprimée individuellement mais l'enfant est invité à une démarche personnelle qu'il exprimera à la remise des croix qui clôture la retraite, avec les familles.

Remarques pratiques : des signes utilisés à la célébration de la profession de foi se retrouvent à la confirmation : la croix et l'aube p.ex., qui prennent encore plus de signification parce que plus reliés au baptême.

Cette proposition de changement n'est pas du tout un acte isolé dans l'Église. Des paroisses proches ont commencé ou vont le faire. Les évêques de Belgique réfléchissent fort à la question. Mgr Hudsyn nous a donné son accord pour que nous tentions l'expérience.

2. La profession de foi

La profession de foi, même si sa célébration à 12 ans a pris un poids sociologique important (hérité de la « communion solennelle »), n'est toutefois pas un sacrement, c'est-à-dire un don particulier de Dieu. Elle est plutôt une affirmation de notre engagement. Nous professons d’ailleurs la foi des chrétiens tous les dimanches. Chaque année, à Pâques, nous renouvelons solennellement notre profession de foi baptismale. Il est donc possible de "refaire sa profession de foi" autant de fois qu’on le désirerait ! La célébration d’une Profession de foi personnelle, marquant une étape dans la vie d’un chrétien, et qui est tout de même un acte de réflexion profonde, prendra à notre avis plus de valeur si elle est vécue quand le jeune se sent assez mûr dans sa foi.

Cette proposition de réfléchir à sa foi plus tard n'est cependant réaliste que si un encadrement de foi est proposé au jeune. C'est pourquoi, nous inviterons les jeunes à se joindre aux Colombouges, le groupe des jeunes de la paroisse. Ce n'est évidemment pas une obligation, et il existe d'autres manières de grandir dans sa foi, mais la vie de foi mérite qu'on lui donne du temps. Le cadre des Colombouges le permet.

En début d’année (scolaire), les nouveaux confirmés qui désireront faire une profession de foi personnelle seront invités à s'engager à participer à quelques rencontres pour s’y préparer. Au week-end de rentrée des Colombouges, cette invitation leurs sera aussi adressée. La profession de foi sera célébrée avec des modalités qu'il faut encore trouver. Le moment pourrait être soit le jour de Pâques, soit à la retraite des Colombouges, soit à la célébration des confirmations ou encore à la retraite itinérante.


Remarque : dans la même logique, il serait tout à fait imaginable que des adultes désirent "refaire" une profession de foi, estimant p.ex. qu'ils n'ont pas vécu cela suffisamment consciemment étant enfants. Des propositions seront faites pour les personnes intéressées.

version 29/5/12



[1] Bien sûr les sacrements sont aussi des rites qu’on doit pouvoir choisir librement. Notre perspective ici est celle de la majorité encore présente des parents qui engagent leurs enfants. Mais elle n’exclut pas du tout ce mouvement de fond de plus en plus important qui voit des adultes demander le baptême. Pour nous, dans la perspective des sacrements demandés par les parents, il vaut mieux recevoir l’ensemble des sacrements de l’initiation et poser éventuellement un choix plus conscient par un autre rite, plus proche de la « profession de foi ».